dimanche 24 mai 2009
Etreintes Brisées **
dimanche 17 mai 2009
Pronostic Cannes 2009

Le jeu est difficile quand on ne fait parti des chanceux qui peuvent découvrir les films in situ, il ne se base que sur une sorte d'a priori, basé sur des références passées, mélangé à du militantisme, mais aussi à de la pseudo analyse chanceuse. Le risque du hasard peut être vice si nous pouvons y perdre notre argent, tête ou crédibilité, ici, gageons que vous apprécierez simplement l'aspect ludique pur (à vos commentaires d'ailleurs, participez vous aussi à ce jeu !)
Alors pour la Palme, en m'astreignant à ne citer que 3 noms, je pressens, dans l'ordre suivant:
1/ Lars Von Trier
2/ Marco Bellochio
3/ Elia Suleiman
bon, j'avoue ne pas être amateur de Gaspard Noé, considérer Gianolli trop inégal, Audiard trop classique, et, malgré tout son talent passé, et sa qualité de Maitre, Resnais trop éloigné de ses éclairs premiers, et donc suis un peu gêné de ne pas cocoriser mon pronostic.
The Visitor **** Coup de coeur du TNB et de Près de chez vous cinéma

Nous avions manqué ce film à la critique toute aussi élogieuse que son titre est sobre et peu attirant: "The Visitor". Erreur, qu'il nous a été donnée de gommer. Chance qui vous est offerte pour la modique somme de 4 euros, à affranchir la semaine prochaine encore, au TNB, dont nous regrettons au passage la disparition des cycles spéciaux consacrés à des thématiques, ou à des réalisateurs. - soit dit en passant = voeu pieux ? -
Nul visiteur du mercredi, aucun Clavier ni Reno, place en fait à un excellentissime Richard Jenkins, et à une toute aussi sobre et décidément dans pas mal de bons coups Hiam Abbass.

Difficile d'écrire sur ce film, tout d'abord parce qu'il est plutôt intime et que le mystère parfois mérite d'être préservé, mais aussi car nos critiques se doivent de respecter la ligne directrice de Tom Mac Carthy, le jeune réalisteur - acteur par ailleurs - : l'épure, la sobriété, et surtout la justesse.
Ce film figure assurément dans la liste pas si importante des très bons films, des oeuvres, mais si ici, contrairement à Tokyo Sonata, nous ne pouvons parlé de chef d'oeuvre, car il manque peut être une grandiloquence, un je ne sais quoi de nouveauté, de folie ou de créativité, nous devons assurément affubler ce film d'Oeuvre, avec un accessit plus que favorable, en tout cas, nous mettons de la ferveur et de l'enthousiasme pour clâmer que le déplacement s'impose.
Sans rien dévoiler donc du mystère, le synopsis étant très trompeur d'ailleurs, sachez simplement que l'Oeuvre en question possède une flamme utopiste, universaliste, est centrée sur la rencontre, et non le choc, des contraires, sur l'ouverture et la tolérance, met au centre de tout l'humanité au sens humanisme plus qu'à celui de Dumont - très bon aussi soit dit en passant toujours -, le tout dans une subtilité de récit et d'interprétation (oh oui Jenkins ne nous était pas apparu si doué dans les seconds rôles des frères Coen ou Farelli par exemple); avec une justesse de ton tout simplement rare, une temporalité parfaitement maîtrisée, un New York filmé subjectivement, une place importante à la réflexion.
Une histoire d'amitié impossible qui se double d'une histoire d'amour qui l'est tout autant, qui nous parviennent justes, nous ne devons pas tarir d'éloges, comme nous apprécions l'effet estomaquant, (voire bouleversant) de l'extériorisation soudaine d'un gentleman rentré, contenu; sans qu'à aucun moment le ton n'emprunte à la revendication, au militantisme; une caméra et un propos discrets, sobres, humbles, immensément justes, juste ici, justement, l'universalité est aussi le thème, nous causons de cela; de justice.
Oui, le TNB ne s'y trompe pas, les jurés du festival de Deauville ne s'y sont pas trompés non plus, nous partageons allègrement ce coup de coeur.
Bonus ne te retourne pas

Quand Sophie Marceau était plus ronde et plus brune et Belluci plus jeune, la ressemblance entre les deux actrices était troublante. Hors compétion

Jeanne, plongée dans l'écriture d'un premier roman, constate des changements mystérieux autour d'elle et voit son corps se transformer... Son entourage ne semble pas s'en apercevoir.Troublée, elle découvre chez sa mère une photographie qui la met sur la trace d'une femme, en Italie. Jeanne, désormais transformée, y trouvera la clef d'un étrange passé...
Les films à suivre ... par Emilie








De la création de l'Etat d'Israël en 1948 à nos jours, au travers de l'histoire de Fuad, un homme membre de la résistance palestinienne, se dessine la quête d'identité de son fils. La réalité de ce bouleversement politique amène Elia Suleiman, acteur dans son propre film, à se poser une question : est-ce lui qui porte la Palestine là où il va, ou bien la Palestine qui s'étend au reste du monde ?






Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena, ne sait ni lire, ni écrire. À son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans. D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des " missions ", il s'endurcit et gagne la confiance des Corses. Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau...

vendredi 8 mai 2009
La journée de la jupe ***

Good morning England ...quand la musique est bonne
Dans cette aventure autant musicale qu'humaine on retrouve une des pierres angulaires de la radio incarnée par philip Seymour Hoffman. Tous les dj's transmettent une joie de vivre communicative et beaucoup de ce charme nostalgique pour l'age d'or musical des sixties. Rétro à souhait, après avoir vu le film on a envie de réécouter ces vieux vinyls, de pousser les meubles et de monter le son. On peut rappeler que le réalisateur Richard Curtis est un féru de musique et que dans ces précédents films comme love actually par exemple la musique avait déja un caractère fédérateur. A noter également qu'il a signé le scénario de quatre mariages et un enterrement. Le monsieur a donc déja fait ses armes dans la comédie. On retrouve également Emma Thompson dans un petit rôle très réussi. Comme nous sommes dans les années 60, il y est aussi question de liberté sexuelle sans didactisme. C'est plutot sexe , droles et rock and roll meme si la question des drogues est abordée. Bref on ne s'ennuie vraiment pas et on aurait envie de reprendre en choeur, un des titres des beach boys qui clôt le film, wouldn't it be nice to be together...
samedi 2 mai 2009
A bout de course: A découvrir
Avec la réédition d' "A bout de course" de Sidney Lumet, voilà l'occasion de parler d'un grand film américain méconnu. Ce film étant sorti dans seulement quatre salles en France, je me suis empressé d'aller le voir et de vous le faire découvrir. A bout de course raconte l'histoire de Danny un jeune homme de 17 ans fils d'anciens militants contre la guerre du vietnam qui organisèrent un attentat contre une usine de napalm en 1971. Désormais en cavale, la famille Pope change régulièrement d'adresse et d'identité pour tromper le F.B.I. Le réalisateur se penche plus particulièrement sur l'ainé des deux enfants Danny dans sa quete d'identité lui qui doit ne pas révéler qui il est vraiment. Le film dessine un beau portrait de l'adolescence. Sa découverte du piano et la rencontre amoureuse d'une jeune fille réveleront Danny à lui meme. Sidney Lumet filme les bouleversements dans la vie du jeune homme jusqu'alors plutot secrète.
On est dés le début du film et jusqu'à la fin happé par le destin de ce jeune homme. Etant donné le passé militant des parents on aurait pu s'attendre à un ton plus politique, plus social de la part du réalisateur. On peut rappeler que Lumet a également révéle Al Pacino au cinéma dans "un après midi de chien" ou encore "Serpico". Ce film là est plus intimiste et se concentre sur les relations humaines : les rapports amoureux adolescents , les liens qui unissent une famille. Dans la réussite du film la mise en scène simple et fluide y est pour beaucoup, les acteurs sont tous justes.
Ce film marque la confirmation du talent de River Phoenix qui interprète Danny. Comparé à un James Dean des années 80, l'acteur disparaitra d'une overdose à seulement 23 ans . On a pu le voir dans "My own private idaho" de Gus Van Sant au côté de K. Reaves. River Phoenix n'est plus mais le film est bien là, précipitez vous si vous avez l'occasion de le voir car rares sont les films d'une telle justesse aujourd'hui.
Cannes 2009: Le jury

- Isabelle HUPPERT, Présidente (Actrice - France)
- Asia ARGENTO (Actrice, Réalisatrice, Scénariste - Italie)
- Nuri BILGE CEYLAN (Réalisateur, Scénariste, Acteur - Turquie)
- Lee CHANG-DONG (Réalisateur, Ecrivain, Scénariste - Corée du Sud)
- James GRAY (Réalisateur, Scénariste - Etats-Unis)
- Hanif KUREISHI (Ecrivain, Scénariste - Royaume Uni)
- Shu QI (Actrice - Taiwan)
- Robin WRIGHT PENN (Actrice - Etats-Unis)
Romaine par moins 30, ** au pays du quebec

Elle se livre aux évènements, s'en sent infantilisée, souhaite s'en libérer, et Madame Chance la rattrape dans ses errements, Madame Chance ou bien soeur impromptue; la providence ne la protège pas forcément; en tout cas, Romaine laisse une grande place au possible.
Il ne supporte pas le moindre imprévu, est persuadé de maîtriser jusqu'à sa perte, sa fuite dans le grand nord, mais aussi sa relation avec Romaine, les surprises et autres cadeaux assurant l'emprise et le contrôle.
Et la morale est qu'à trop vouloir contrôler, la situation dérape, nous échappe, et qu'à se laisser dériver à trop s'échapper, divaguer, les contrôles environnants vous rattrapent et vous séduisent.
L'atmosphère est teintée d'un humour bien québecois, autour de la liberté de soi et de son corps, la distinction nette et claire entre l'affect et la libido.
Romaine paumée, en milieu hostile, choc des contraires; l'humour prend. Si la toute fin du film baisse en qualité, Romaine est néanmoins une comédie sympatoche, plus modeste qu'OSS 117 et toute aussi (je dirai même plus) drôle, ce qui en fait tout son charme, bien loin du très mauvais "du poil sous les roses", où Agnès Obadia s'était perdue en vulgarité, et qui aurait pu nous faire hésiter quand bien même nous avions apprécié à sa juste valeur toute la richesse de l'oeuvre Romaine.
Ajoutons juste l'ambiance Folk de Tom waits à Moriarty en passant par Johnny Cash.
Une bonne note donc !
Bande annonce:
Cannes 2009: la programmation

Andrea ARNOLD - FISH TANK - 2h02
Jacques AUDIARD - UN PROPHÈTE - 2h30
Marco BELLOCCHIO - VINCERE - 2h08
Jane CAMPION - BRIGHT STAR - 2h00
Isabel COIXET - MAP OF THE SOUNDS OF TOKYO -1h44
Xavier GIANNOLI - A L’ORIGINE - 2h30
Michael HANEKE - DAS WEISSE BAND (Le Ruban blanc) - 2h24
Ang LEE - TAKING WOODSTOCK -2h00
Ken LOACH - LOOKING FOR ERIC - 1h56
LOU Ye - CHUN FENG CHEN ZUI DE YE WAN (Nuits d'ivresse printanière) - 1h55
Brillante MENDOZA - KINATAY - 1h40
Gaspar NOE - ENTER THE VOID - (Soudain le vide) - 2h30
PARK Chan-Wook - BAK-JWI - (THIRST, ceci est mon sang...) - 2h13
Alain RESNAIS - LES HERBES FOLLES - 1h44
Elia SULEIMAN - THE TIME THAT REMAINS - 1h49
Quentin TARANTINO - INGLOURIOUS BASTERDS - 2h40
Johnnie TO - VENGEANCE - 1h48
TSAI Ming-liang - VISAGE - 2h18
Lars VON TRIER - ANTICHRIST - 1h44
Alain CAVALIER - IRENE -1h23
Lee DANIELS - PRECIOUS - 1h49
Denis DERCOURT - DEMAIN DES L'AUBE - 1h36
Heitor DHALIA - À DERIVA - 1h43
Bahman GHOBADI - KASI AZ GORBEHAYE IRANI KHABAR NADAREH (On ne sait rien des chats persans) - 1h06
Ciro GUERRA - LOS VIAJES DEL VIENTO (Les Voyages Du Vent) - 1h57
Mia HANSEN-LOVE - LE PÈRE DE MES ENFANTS - 2h00
Hanno HÖFER, Razvan MARCULESCU, Cristian MUNGIU, Constantin POPESCU, Ioana URICARU:AMINTIRI DIN EPOCA DE AUR - 2h18
Nikolay KHOMERIKI - SKAZKA PRO TEMNOTU (Conte de l'obscurité)- 1h12
HIrokazu KORE-EDA - KUKI NINGYO - 2h05
Yorgos LANTHIMOS - KYNODONTAS (Dogtooth) - 1h34
Pavel LOUNGUINE - TZAR (Le Tsar) - 1h56
Raya MARTIN - INDEPENDENCIA - (Independence) - 1h17
Corneliu PORUMBOIU - POLITIST, ADJECTIV (Policier, Adjectif) - 1h55
Pen-Ek RATANARUANG - NANG MAI - 1h49
João Pedro RODRIGUES - MORRER COMO UM HOMEM (Mourir Comme Un Homme) - 2h13
Haim TABAKMAN - EYES WIDE OPEN - 1er film -1h31
Warwick THORNTON - SAMSON AND DELILAH - 1er film - 1h41
Jean VAN DE VELDE - THE SILENT ARMY - 1h32

HORS COMPETITION:
Terry GILLIAM - THE IMAGINARIUM OF DOCTOR PARNASSUS - (L'imaginarium du Docteur Parnassus) - 2h02
Robert GUÉDIGUIAN - L'ARMÉE DU CRIME - 2h19

SEANCES DE MINUIT :
Sam RAIMI - DRAG ME TO HELL (Jusqu'en enfer) - 1h39
Marina de VAN - NE TE RETOURNE PAS - 1h50 SEANCES SPECIALES : Anne AGHION - MY NEIGHBOR, MY KILLER (Mon voisin, mon tueur) - 1h20
Adolfo ALIX, JR., Raya MARTIN - MANILA -1h30
Souleymane CISSE - MIN YE (Dis moi qui tu es...) - 2h15
Michel GONDRY- L'EPINE DANS LE COEUR - 1h26
Zhao LIANG - PETITION (La Cour des plaignants) - 2h04
Eduardo VALENTE - NO MEU LUGAR - 1er film - 1h53
Keren YEDAYA - JAFFA - 2h25
Hommage à Fanny ArdantFanny ARDANT - CENDRES ET SANG - 1er film - 1h45
Lee Chang-Dong présente
Ounie LECOMTE - UNE VIE TOUTE NEUVE -1er film - 1h32

LES COURTS METRAGES EN COMPETITION
OSS 117


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